40. Faire entrer le Giennois dans l’ère du vélo

Les Giennois ne sont que 3 %* à déclarer pratiquer régulièrement du vélo. Cependant, 42 %* déclarent souhaiter aller et venir à Gien en vélo, mais devoir y renoncer car la ville n’est pas adaptée. Rien n’a été fait au cours de la mandature pour adapter la Ville au vélo. Même à l’occasion de la rénovation du centre-ville, la Municipalité sortante n’a pas prévu d’aménagements cyclables, alors que cela est exigé par la Loi LAURE (Loi sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Énergie)*. Nous nous engageons à lancer un grand plan pour le vélo : « Le Giennois à Vélo ».

Le vélo est le moyen de transport le moins coûteux et le plus sobre en énergie pour se déplacer. Le Giennois est très en retard dans l’usage du vélo pour les déplacements du quotidien.

  • Lancement du Projet Le Giennois à Vélo en y associant associations et professionnels (clubs de vélo, professionnels de la route et du tourisme, responsables d’établissements, entreprises…) pour développer le vélo dans le Giennois autour de 3 axes: vélo utilitaire, tourisme à vélo et sport/compétition.
  • Etudier la création de « vélo-rues » sur le Pont de Gien : Sur l’ensemble de la traversée du Vieux Pont, il est interdit pour les véhicules motorisés de doubler les cyclistes. Il s’agit d’un aménagement pionnier testé avec succès sur des plus longs trajets à Strasbourg et Bordeaux. La traversée du Pont de Gien pour les cyclistes est stratégique
  • Penser les aménagements cyclables comme une équipement à part entière pour parcourir la ville à vélo et relier les communes giennoises et non comme une déclinaison mal faite du réseau routier : itinéraires continus et indépendants si nécessaire, prioritaires en cas de jonction.
  • Augmenter les places de stationnement vélo : trop peu de points, et pas au bon endroit, ont été créés lors de la rénovation des places. Il faut de nombreux points de stationnement en ville et dans les logements collectifs.
  • Etudier une liaison mécanique vers le Château pour les cyclistes et leur vélo à travers une solution technique sobre et discrète. Ce sera à la fois une attraction pour le château et un moyen de rejoindre facilement les autres quartiers et, notamment, la gare.
  • Proposer le Velobus aux élèves : comme pour le « Pédibus » le Vélobus est un trajet régulier, à heure fixe, passant au domicile des enfants, encadré par des adultes pour des familles volontaires. Le Pédibus et le Vélobus contribuent à la diminution des voitures à l’entrée et à la sortie des écoles.
  • Tirer un meilleur parti de la Loire à Vélo pour augmenter la fréquentation et la durée de séjour à Gien. La Loire à Vélo passe par la rive du Berry. L’implantation du Musée de la Ville de Gien à l’ancien Tribunal et la sécurisation de la traversée du Pont par la Vélorue doivent permettre d’augmenter significativement le nombre de touristes à vélo qui choisissent de faire étape à Gien.
  • Pérenniser le sport cycliste :  Nous travaillerons avec l’UC Gien Sport, Gien Relax et le Paris-Gien-Bourges pour pérenniser les courses cyclistes. La sécurisation des parcours est un objectif immédiat. En particulier, le coussin berlinois à l’origine d’une chute grave lors du GP de la ville de Gien 2019 devra être démonté.
  • Faciliter l’implantation de loueurs et réparateurs de vélos, notamment en économie sociale et solidaire, tout en veillant à leur bonne répartition. Il n’y a qu’un seul réparateur de vélos à Gien qui a réussi, grâce à son engagement, à passer les années….
  • Renouveler la flotte des utilitaires de la Mairie en incluant des vélos cargo  à assistance électrique pour les portages de repas, les espaces verts

*Enquête réalisée par La Voix des Giennois en octobre 2018 auprès de 650 Giennois.

*Loi LAURE: L228-2  : « A l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »